09.10.2007

écho 3.

Barricadée de silence,

Evidée de fulgurance,

En berne d'espérance,

Solitude...

Ligne de démarcation,

Fausses additions, 

En panne  d'admission,

Séparation...

Vertu rivée au clou,

Plongée casse-cou,

Dans la horde, à genoux!

Brûlure... 

Comment dire encore,

Si tout a été dit?

Pourquoi dire encore,

Si les autres ont mieux dit?

Silences en barricades.

Silence... 

 

08.12.2006

*



 

Je ne serai pas là quelque temps, alors, je vous ai laissé cette musique et ce ti zoizo pour vous accompagner… que son chant vous soit de douceur et de joie.

bonne vie à vous tous!

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07.12.2006

signe

 

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Sans racines et sans ailes,

Je franchirai la montagne.

De mes yeux qui saignent

Je lèverai l’anathème.

A l’Amour qui transperce

Je me plie et je me courbe.

Dis-moi, dis-moi que tu m’attends,

Que tu connais les compagnons

Pour tourbillonner volcan,

Et que la douceur est notre loi.

Dis-moi, dis-moi le nom de ce pays,

Que j’y mène vivement mes pas

Pour taire la sarabande infernale,

Et que la joie est notre voie.

Dis-moi, dis-moi qu’il est temps

Que la nuit conduit à l’aube,

Et que le bonheur est notre droit.

La nature toujours nous signe l’espoir…

05.12.2006

lune rouge

 

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La lune hurle rouge

Brocardant les appels.

Peintures de guerre au cœur,

La soupe est servie, les amis !

Les chiens roulés dans la bauge

Oreilles couchées, yeux de sel.

Peinture de guerre au cœur

Seul le loup pleure la vie,

La louve s’est enfuie.

 

La lune hurle rouge

Boursouflée de volupté.

A la transe pure de la Vie,

La douleur est chienlit, les amis !

Les ramées empourprées, froncées

Des premiers silences de la nuit.

A la transe pure de la Vie

Seul le loup est d'aplomb,

Dans la solitude infinie.

 

04.12.2006

yeux contre jeux

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Os contre peau

Se déchire la nuit

De l’insondable alchimie

Je suis revenue.

Peau contre meule

Se dessine la nuit

De l’orgue de barbarie

Je me suis enfuie.

Meule contre grain

Se devine la nuit

De l’absence meurtrie

Je me suis libérée.

Grain pour du pain

Se réveille le jour.

J’ai vu la fleur marcher

Quand le vent a soufflé.

Les vrais contes s’achèvent ainsi :

Ils se fondirent en état vaporeux.

03.12.2006

maloya



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Trop contente de pouvoir poser la musique ici ! alors je fais comme si c’est sûr que cela marche chez vous. C'est du maloya,  chanté par Danyél Waro qui raconte l’histoire de Tanbi et de sa charrette.  Tanbi monte dans les champs pour chercher de la nourriture pour ses boeufs (oui, ici, on monte ou on descend... pas beaucoup de plat).  Au retour, la pente est  dangereuse, il a besoin de son garçon. Tanbi demande à son fils de freiner. Son garçon cache ce qui sert à freiner (ariaz) dans les herbes. (sér lo frin, peut vouloir dire freine ou cache le frein…)…la charrette culbute… misère et rire…et rire de sa misère… ainsi va la vie dans le cœur créole…

Je sais, ce n'est pas trés beau comme apparence... mé ti pa ti pa narivé...

 

parabolér

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dann vavang
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manjé pou le kér

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konplint pou mon vié papa

 -

Astér, mon ti kozman pou in boug ke navé lo kér pli gro k'in jak soso : 

 -

Son kér té dann brouyar

Li voulé war kwé na pli dovan

Son lestomac té kui

Té i anpés pa li vol pli o

Dann péi na pwin fénwar

Pli son kor té déplim

Pli son kabar i bat lékim

Lékim lespwar, lékim la vi,

Li té di kom sa

‘Mwin sé pa in parolér

Mwin sé jus in parabolér’.

Li la parti  ‘cling-ki, cling-kan’

Fann son zam dann vavang,

Son konplint, dann nout varang...

 

 

J’espère que vous pourrez écouter… me dire que j’ai pu partager ces musiques que j’aime avec vous. et si j'essaie de traduire :

maintenant mes mots pour un homme qui avait le coeur plus gros qu'un jacques sosso.

Son coeur était dans le brouillard

Il voulait voir ce qu'il y avait plus loin

Son estomac était brûlé

Mais cela ne l'empêchait pas de voler plus haut

Dans le pays où il n'y a pas d'obscurité

Plus son corps se fanait

Plus son chant battait l'écume

l'écume de l'espoir, l'écume de la vie.

Il disait :

'Je ne suis pas poète

Je suis juste un chercheur de parabole'

Il est parti 'cling-qui, cling-quand'

Disperser son âme dans les rêves,

Ses complaintes sous nos varangues...

02.12.2006

trompe l'oeil

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Je me voyais étoile

Je suis grain de fange

Je me voulais porte-espoir

Mes bras sont fanés

J’ai reçu fulgurance de perfection

Et dans la glace ce reflet pétrifié

M’empoisonne et m’insupporte.

Zétwal la finn Kin !

L’étoile est morte !

 

 

Alors reste la vie

A hauteur d’amboadia vavy

Alors reste la louve

Qui hurle délivrance

Alors restent les cris

Pauvres chants du monde

Où renaissent de la mort les possibles

Parce que c’est ainsi

Quand on s’abandonne

A Celui qui donne.

01.12.2006

farandole

Et je me saoule

de tous ces mots

qui délivrent la fête

et je vire et je vole

toutes ces paroles

qui cherchent parabole

et mes yeux renforcent.

Farandole de vie.

Farandole de mort.

Maloya vibre

dans ma gorge asséchée

en giclée d’eau vive

en parfum d’absolu.

J’ai bu, j'ai bu 

en enfant perdue

la laitance de l’aube.

Et l’ivresse, je l'ai connue...

v dann vanavng

Mi sa va koméla

Solman la finn kin

La po l'vié strévagé.

Si Bon Dié na pitié

Donn a mwin inn fin!

Akoz la bréz an poundiak

I savir mon fonnkér

Akoz inn gout rosé

Na pi pou bwar.

Sa mém mi sa va

Maron dann vavang.

30.11.2006

gavage

Il n’y a plus de lait

Les mamelles sont toutes séchées

Il n’y a plus de chouchou

L’eau est amère partout

Il n’y a plus de miel

Parties, enfuies, les abeilles

Sur les langues plus de sel

Il n’y a plus que des affamés

Qui se gavent, qui se gavent…

Sans atteindre satiété.

Pauvres larves !

Vous ne comprenez donc pas ?

Comme la faim est en moi

De mes entrailles, je me rassasierai

Et par ce nectar, je m’envolerai.

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Zwa ! Zwa ! Zwa !

Kan ton pans va pété

Twé nora pas trapé

La kord pou twé pandiyé !

Kan ton bék sora sék

Twé nora pi in zik lo

A koz twé la patouy

Dodan pou fé la bou.

Zwa ! Zwa ! Zwa !

Agard, mwin la trann bouy an raz

Ek ton fouti gavaz

Agard lo zo si mon kot

La trann pous an zél

Domin, sé mwin

Par l'fonn vant vid,

Par l'fonn kér lib,

Va mont a twé somin.

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